1ère édition du festival Ashwaq

Nîmes organise le festival Ashwaq au centre Pablo Neruda de Nîmes le samedi 12 mai à partir de 19h00 et le dimanche 13 mai à partir de 13h30.

C'est le premier festival nîmois de l'art islamo arabo andalous. Ce sera désormais un rendez-vous annuel qui sera l'occasion de mettre en lumière la dimension d'amour et de beauté de cet héritage. C'est également l'occasion de créer des échanges et de favoriser le dialogue entre les peuples.Ce festival permettra, nous l'espérons, une meilleure compréhension de ce riche patrimoine trop souvent méconnu et de provoquer des rencontres et des échanges au delà des différences.Ces temps de réflexions spirituelles, artistiques, de paix, de chants doivent surtout être des expressions de la beauté.Nous invitons donc tous les publics quels que soient leurs origines ou croyances à partager ces moments en compagnie de nos intervenants. Car apprendre à vivre ensemble dans le respect des spécificités de chacun est notre objectif premier et reste certainement l'art suprême.Nous comptons sur votre participation pour nous rencontrer et apprendre à se connaitre.

 

Programme

Samedi - 19h00 / 23h00

  • Projection d'un documentaire (~10 minutes)
  • Conférence
    • Dr Jöel-Claude Meffre "La notion de beauté dans l'art islamique"
  • Concert
    • Naziha Meftah accompagnée de Nabil Ghannouchi Chants de l'oriental classique
    • Fouad DIDI Chants Arabo andalous
    • SAFA Chants spirituels
  • Buffet oriental offert

Dimanche - 13h30 / 17h30

  • Projection d'un documentaire (~10 minutes)
  • Conférence
    • Dr Jean Yves Moisseron "Influence de la poésie soufi dans l'oeuvre de Goethe"
  • Concert
    • Al Jaramani (Frères Syriens. Khaled est chanteur et joue le Oud, son frère mohanad est percussionniste)
    • L'art de la Psalmodie du Coran
    • SAFA Chants Arabo andalous
  • Buffet oriental offert

Pour clôturer chaque journée, un buffet oriental sera offert à tout le public afin de favoriser les échanges. Le buffet sera servi dans un espace où vous pourrez découvrir une exposition de photos sur l'Architecture et l'Art Musulman avec Patrick Palmer et une exposition de calligraphies de Abderahmane Saif.

Vidéos

Artistes

Joël-Claude Meffre est né dans le Vaucluse (France). Il a passé son enfance en milieu rural auquel il reste attaché. Il a effectué des études littéraires, de philologie, d'histoire et d'archéologie, et est aujourd'hui archéologue.
L'autre versant de son activité est consacré à l'écriture.
En 1978, il a rencontré le poète Bernard Vargaftig, qui l'a incité à poursuivre et approfondir la voie du travail d'écriture.
Dans les années 2000, il a commencé à publier ses premiers livres grâce à l'éditeur Bruno Roy (éditions Fata Morgana).
Il est membre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature, il a noué des liens avec un grand nombre d'écrivains et de poètes. Il a notamment des complicités avec des peintres (le calligraphe irakien Ghani Alani, Albert Woda, Jean-Gilles Badaire, Anne Slacik, Jacques Clauzel, Youl Criner, Catherine Bolle, Simone Pellegrini, Claire Illoud, Sylvie Deparis, la photographe Elizabeth Prouvost, le cinéaste Hannes Schüpbach, Alechinski, lui ont donné l'occasion de réaliser nombre de livres d'artistes.
En 1990, il a rencontré le soufisme. Cette rencontre lui a permis de découvrir et d'approfondir la littérature et la poésie mystique du monde arabo-musulman.
Depuis une quinzaine d'année il étudie et médite l'oeuvre spirituelle de Husayn Mansûr Hallâj, grand soufi du Xème siècle, martyrisé à Bagdad, dont on doit la reconnaissance en Europe grâce à l'oeuvre monumentale de l'orientaliste Louis Massignon.
En 2000, il publie, avec Faouzi Skali, un essai sur le soufisme contemporain. En 2002, après la rencontre et divers entretiens avec le dernier calligraphe de l'école de Bagdad vivant en France, Ghani Alani, il a publié avec lui une monographie sur son art, expression majeure de la spiritualité de l'islam, accompagnée de méditations sur le geste calligraphique. en 2010, il a publié aux éditions de Corlevour (Bruxelles) un ouvrage sur Hallâj: Témoignage de la poussière, préfacé par Pierre Lory, avec une postface de Claude Louis-Combet.

Très jeune, celle qui naquit à Chefchaouen s'exerce à la chanson: ses proches la surprennent à fredonner des airs pleinement évocateurs de l'âge d'or musical arabo-andalou et classique oriental. Ayant sa maîtrise de littérature arabe, elle quitte le Maroc pour la France dans le but de poursuivre ses études supérieures et de découvrir de nouveaux horizons artistiques. Elle vit sa passion de l'art comme un rêve qui la porte et auquel elle jure fidélité. Sa voix est couleur d'arc-en-ciel: elle chante Fairouz, Oum kelthoum, Asmahan, Najat et d'autres. Ses vibratos vont à la rencontre de l'arabo-andalou et du melhoun tout en explorant d'autres registres. La jeune chanteuse crée patiemment sa propre personnalité artistique: une sensibilité raffinée soutenue par un travail assidu et une vision de l'art et du rôle du créateur marqués par le sérieux et le respect de son art, de son public et de sa personne. Quoi d'étonnant alors si elle provoque chez ses auditeurs un état d'extase, fait de magie et de douceur, qui rapproche du divin? Aujourd'hui, tout en s'inscrivant dans l'universel, Naziha poursuit son rêve et choisit avec exigence les textes et les mélodies qu'elle interprète.
Avec l'enregistrement de l'album Indifa au Caire, d'un second à Bruxelles en collaboration avec Qayna (où elle figure comme première voix), d'un troisième Traversées avec l'ensemble Wajd, d'un quatrième L'oeil du Coeur qui sera édité prochainement par l'Institut Du Monde Arabe, avec la diffusion de ses chants sur les ondes de Radio Orient, RMC, Médi1, RTM, ses multiples participations à des évènements en France et à l'étranger tels que le festival d'Avignon, le festival Cultures du Maghreb à Caen, la 23ème édition du festival Al madina à Tunis avec l'ensemble Wajd, institut du monde arabe, le festival Panorama du cinéma maghrébin au Bahrain, Sultanat d'Oman, le festival Mawazine, le festival Des Musiques Sacrées à Fès... Naziha mérite d'être considérée comme "la première voix arabe de Paris" telle qu'elle est reconnue par Radio Orient depuis 1990 suite à un concours. Elle n'est pas sans rappeler d'illustres aînées de la chanson arabe classique et moderne.
Nabil Ghannouchi l'accompagne au luth et au Nay. Il est natif de Gabès (Tunisie). Il a étudié à l'institut supérieur de musique, il vit actuellement à Paris.

Maître de l'andalou et violoniste de génie, Fouad Didi est un musicien, chanteur et pédagogue algérien. Sa voix puissante soutenue par une rare maîtrise instrumentale font de lui l'un des meilleurs violonistes de sa génération, notamment au sein du groupe Tarab qu'il dirige.
Fouad Didi est né en 1964 à Tlemcen. Fils d'un membre d'une confrérie où les chants étaient exécutés en choeur, accompagnés par le bendir, le jeune Fouad baigne dès son plus jeune âge dans un milieu artistique où le chant et la musique jouent un rôle important dans la vie quotidienne.
En 1996 il émigre à Marseille où il tient aujourd'hui une place de choix dans le milieu musical. Il accompagne sur scène des chanteuses comme Françoise Atlan ou Myriam Sultan, il a participé au projet Provence Ouverte aux côtés de Michèle Fernandez, Bruno Allary, Manu Théron et Yarmen. On le voit souvent accompagnant Maurice el Medioni dans des concerts de musique arabo-andalouse. Egalement pédagogue, il se consacre plus spécialement depuis quelques années à l'enseignement en diffusant le répertoire andalou, Sanâa et le Hawzi.
Il anime des cycles de formation et des ateliers sur la musique arabo-andalouse dans les associations Cidim (Marseille), Maqam (Lille) et en Belgique. Sa rigueur, son enthousiasme, son sérieux et ses aptitudes de travail lui permettent très tôt d'accéder à la scène. Après plusieurs passages auprès d'associations de Tlemcen, toutes se prévalant de l'héritage du Cheikh Larbi Bens Sari, Il étudie le répertoire et la technique des maîtres Abdelkrim Dali et Redouane Bensari.
Cheikh Mustapha Bouhcina et Cheikh Redouane Bensari ainsi que les Cheikhs Mustapha Brixi et Ahmed Malti l'encouragent dans sa soif d'apprendre. Yahia El Ghoul attise sa passion pour le violon qui devient alors son instrument de prédilection, même s'il joue avec bonheur de la mandoline et du Oud.
Ses participations actives à de nombreux festivals à Tlemcen, Constantine ou Alger lui permettent de montrer sa maîtrise de la scène aussi bien dans le répertoire classique que dans le Hawzi. Il adopte une technique de l'école de Fes qui influence particulièrement le jeu musical du violoniste Mohamed Briouel.

Cet ensemble est composé d'une douzaine de chanteurs qui baignent depuis leur enfance dans le milieu des musami'in marocains.
Connus pour leur sérieux et leur maîtrise, l'ensemble SAFA possèdent déjà une très longue expérience de représentations lors des festivals et des fêtes religieuses.
Spécialisé dans les qasaïd arabo-andalous, leur style se nourrie d'une triple influence:
  • En dignes héritiers de l'école andalouse, leurs chants ont conservés les derniers vestiges de la poésie occidentale du moyen age.
  • De l'école proche-orientale, en particulier syrienne, leur style emprunte son goût prononcé pour les improvisations et les longues parties solistes.
  • Leur répertoire se compose aussi de complaintes berbères et de cantilènes du Rif ou du Sud Marocain. Ces airs, qui peuvent paraître simple, utilisent en réalité des techniques complexes, ce qui explique leur grande beauté.

Jean Yves Moisseron est Chercheur à L'IRD (Institut de Recherche pour le Développement), il est également chef de la revue « Magreb-machrek » et professeur associé de plusieurs universités en Egypte.
Enseignant à l'IEDES (Université Paris 1) et à l'EHESS, il est expert à l'Agence Nationale de Coordination de la Recherche sur l'Energie et membre du conseil Scientifique du GIS Collège International des Territoires (Paris 1 - Paris 8, CNRS).
Ses autres domaines de recherche portent sur les institutions européennes et du monde arabe (Tunisie, Egypte, Maroc, Liban), la gestion de projets internationaux et la gestion d'équipes ainsi que l'administration en environnement interculturel (monde arabe).
Enfin, il est plus particulièrement spécialiste des finances publiques, fiscalité et développement, système fiscal des pays arabes et enfin de l'islam et des acteurs religieux du monde arabe.
Il possède par ailleurs une longue expérience en tant que directeur d'un programme de recherche sur l'intégration économique en Tunisie et en tant que directeur de l'IRD-Egypte en Egypte, ainsi que d'une dizaine de missions d'expertise en région MEDA, notamment sur l'impact (y compris fiscaux) des accords d'association Euromed.
Concernant le thème de son intervention, il est peut de dire que le grand poête allemand Goethe & été influencé par l'islam et la poésie soufie.
Ce grand génie a perçue très tôt dans l'hitoire européenne l'essence même du monothéisme et l'importance d'un personnage comme Mohammed, prophète de l'islam.
A l'image du poète perse Hafizqui a composé son propre diwan « le divan ouest-oriental » dont il voulait faire un support pour la réflexion, la beauté et la méditation.

Mohanad et Khaled sont musiciens auteurs, compositeurs et chanteurs issuent respectivement du conservatoire supérieur et de l'institut supérieur de musiques de Damas.
Ce duo de musiciens chanteurs parcourt régulièrement les pays autour de la méditéranée pour partager leurs compositions musicales. C'est par conséquent au son du Oud et des percussions que ces rytmes venus d'orient et inspirés de chants traditionnels de El Halaj vous seront proposés. Ces chants tirés de poésie mystique rappelaient autrefois aux voyageurs la quête de l'absolue. Autant de haltes que le visiteur sera invité à découvrir dans la quiétude de l'instant présent.

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2018  Festival Ashwaq